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215 kilomètres de sentiers et deux parcours de nage en mer : le plan du sud n'attend que l'argent

215 kilomètres de sentiers et deux parcours de nage en mer : le plan du sud n'attend que l'argent
Lanzarote Montaña Roja R01 · Marc Ryckaert ( MJJR ) · CC BY 3.0 · Wikimedia Commons

Deux cent quinze kilomètres de sentiers balisés dans le sud de l'île, et deux parcours de nage en mer : un à Puerto Calero, un à Playa Blanca. Cela s'appelle « Yaiza, senderos de jable y sal » — sentiers de sable et de sel — et sur le papier, c'est la plus belle chose que la commune la plus touristique de Lanzarote ait mise par écrit depuis des années.

Le cahier des charges technique est prêt. Il ne manque qu'une chose : l'argent.

Ce que cela prévoit

Ce n'est pas une promenade de plus : c'est la remise en état et le balisage de tout le réseau de sentiers du sud, 215 kilomètres, ceux qu'on parcourt aujourd'hui au jugé ou avec une trace téléchargée. S'y ajoutent les deux circuits de nage en mer, dont l'île ne compte encore aucun exemplaire.

Et il y a la pièce qui a fait débattre le conseil : l'accès à la couronne du Volcán Montaña Roja, à Playa Blanca. On y monte déjà, mais l'accès n'a jamais été aménagé.

Le bras de fer

Jeudi, le conseil a adopté la motion du groupe Coalición Canaria demandant la rédaction d'un projet pour cet accès. Le maire Óscar Noda a dit oui, mais a exigé qu'une condition figure au procès-verbal : que le Cabildo s'engage formellement à financer le projet entier, pas seulement ce sentier.

Ses mots : « Dès le début du mandat, quand j'ai présenté le projet avec l'adjoint aux sports, Ángel Lago, le président du Cabildo a assuré que l'argent pour l'exécuter existait. Mais nous attendons toujours une réponse faite de plus d'actes et de moins de mots, car ceux-là, le vent les emporte ».

Traduction : que les élus de Coalición Canaria à Yaiza convainquent leurs collègues de parti au Cabildo — où ils gouvernent avec le Partido Popular — de financer l'ensemble, pas un bout.

Pourquoi cela compte

Parce que le sud de Lanzarote vit d'un tourisme qui arrive, dort à l'hôtel et repart. Un réseau de sentiers vraiment balisé, c'est la différence entre une île qu'on regarde depuis le car et une île qu'on marche. Et les deux circuits de nage, s'ils se font, sont de ces choses qui ailleurs — Sardaigne, Croatie, Baléares — déplacent des saisons entières.

Pour l'instant, il y a un cahier des charges dans un tiroir et une ligne dans un procès-verbal. Le reste dépend d'une réunion à Arrecife.

Daniele Boagno

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